louVainlaneuVe

JOURNAL D'ÉMOIS

lundi 16 octobre 2017

Les statuts "Me Too"... t'as envie d'en parler ?

Les statuts "Me Too"... t'as envie d'en parler ?
C'est clair que des "Not Me" y'en aurait très très peu, n'est-ce pas?

Soyons réalistes. Ce n'est pas un secret, mais une vérité de La Palice. Dès la naissance une fille devient jouable, désirable, palpable, abusable, sifflable, couchable, une main sur la bouche assaisonnée d'une menace devient taisable, insensible ''à tous j'aimais''.

C'est vrai comme un nez dans le visage, ça laisse des échos de gongs sur le cœur. Des Bang! Bang! discordants. Ce, depuis des siècles et des siècles. Amènes...-en des ''Me Too''.

Les garçons aussi, on le sait, par milliers, victimes de ces grandes mains moites, des vits insultants venus fouiller leur innocence, y laisser des cicatrices. Ils ont honte, seuls, souillés, en parlent peu ou pas du tout, dans la très grande majorité des cas ils n'auront jamais dit.

Nous les femmes, ensemble solidaires de ces secrets, on a dû promettre encore de ne pas parler à celles qui nous confiaient l'horreur, le doute, la blessure enfouie.

Le Chut! C'est un secret, faut pas le dire se raréfie, ça me fait plaisir. Je suis de la fin des années soixante, des témoignages, en ai glané toute ma vie. Ma mère, sa mère, ces enfants, ces femmes et filles d'ici, celles de d'autres continents; n'ai de cesse de m'y intéresser, m'engager à agir avec elles.  Puis, faut me retirer, un temps, des années parfois. Pour souffler, pleurer, panser, haïr puis cracher le fiel hors de moi. Pas du miel tout ça. Ne sert qu'à nous empoisonner.

Merci, à celles qui ont forgé, éduqué, enseigné le dire-tout-haut, la guérison, le pardon, l'auto-défense, le féminisme, l'activisme. Sororales, unies nous avons ensemble, en aparté ou en gang, ce pouvoir de déVioler ces grands secrets infâmes.

Heureusement, depuis quelques décennies nous parlons plus, dénonçons le viol et le harcèlement, accusons en justice. Parfois l’inacceptable abuseur en série est puni. Bien souvent, on le lit dans les journaux, ce grand théâtre animé des procureurs, juges et avocats en toges, font re-peine, re-sentence aux moult victimes, le méchant entre plus fort en nous et reste libre. Alors... Double tragédie, c'est l'enfer qui monte jusqu'à la poitrine, le crime tue deux fois la même victime.

Anyway, ça m'embête beaucoup, qu'après de dizaines d'années où tout le monde était au courrant des agissements débridés de Harvey Weinstein, c'est drett maitnow que ça jase. Tsss. C'est ridicule.

C'est pâs "Me Too" que les victimes devraient éponger, assumer, encore, encore, mais une vague de #I saw and close my eyes'' , ça ça serait surprenant et épatant.

Ok? Qui de ceux qui se sont tus embarqueront? Tsss.... Rêveons pas.

Me too, t'auras deviné.

vendredi 13 octobre 2017

Tu as oublié la mer ?

Nina louVe-Pabos Mill-2014



Tu as oublié la mer ? Oh... non. Regarde, elle est bleue, grise, blanche sur les pieds.

Froide à Gaspé, douce à  Cozumel.

Elle fait des sons de chuchotements ou... de tonnerre sous grands vents.

Elle attrape des goélands par le bec. Mouille la plage par grandes léchées.

C'est le ventre des marées. Se transforme en silence moirée à l'aurore.

Encore plus belle entre chien et loup, juste avant la fin du jour.

Elle sent bon, hypnotise, séduit les jeunes romantiques.

Elle s'étire sur des kilomètres et fabrique l'horizon près du ciel.

Et les vieux, la regarde encore avant de partir.

Tu la vois maintenant?

jeudi 13 juillet 2017

27 years after, all the same we need solidarity

Attack on the Rez
copyright july 19, 1997
by Marlene Simons

Attack on the Rez

Natives gatered in the pines
Rumored attack rang many times
There to protect the land
There to stay and make a stand

Early morning in they came
Cops armed to fight and remain
Women and children just waking up
The law didn't care -they didn't stop

Orders would be carried out
Attack the indians – They did shout
Throwing tear gas in natives direction
They blasted gunfire at the whole section

The women and children running for cover
Babies screaming in fear clung to the mother
Everyone's eyes burning from the tear gas
How much longer would this terror last

Warriors positionned in the rear
Fired back angrily with no fear
Yelling for the woman to hide
Quite aware the white man had lied

They knew what wasted source
They would be killed for a golf course
They'd kill the natives – Kill them all
Just so they could hit that golf ball

Years ago, strangers stold the land
Now natives made a stand
Enough is enough – They did say
This land is ours and here we'll stay

The creator protected them that day
The police retreated – They went away
One or their own had been shot
Not so brave now-Out they got



Then all hell did break loose
Hundreds of cops vowed abuse
Natives dug in and stood their ground
A David and Goliath now was found

So many police were not enough
The army was called to strut their stuff
Tanks n' guns they were fully equipped
Were ready to kill if one native slipped

The standoff lasted for many a week
A surrender is what the army would seek
The warriors held up in an enclosure
the army waited for their exposure

Meanwhile, police check-points at every road
Who could enter or not were told
Cars were searched from bottom to top
Food comming in was ordered to stop

Every native felt great pain
In this contry- This was insane
They would have taken our cemetary
Just to play golf- This was scary

But with the help from other reserves
The selfish got what they deserved
Our sacred land still remains today
The natives finally got their way

The warrioirs came out on their own
They made History – This is known
All were charged and later set free
Except two – Were at their mercy

Noriega and Lasagna – They were beat
Both did time- They took a heat
They came to help save our land
Once in jail- Alone they'd stand

The rez still hurts really bad
Children are scarred- That's so sad
Nobody will ever trust the law
Not after all the terror they saw


Our Vietnam-Vets suffer more flashbacks
Others are depressed- A result of the attacks
The emotional scars are so severe
That siege gave birth to distrust and fear

But there is also a great feeling of pride
For all of our people stood side by side
With one goal in common-They took a stand
And with great courage they saved our land

Chorus
The rez was under attack at dawn
But the mohawks had them on the run
They wanted to take the sacred land
Risked their lives for liberty
To keep the sacred pine trees free







jeudi 25 mai 2017

Réponse à Mommy interprétée par Pauline Julien


copyright @Sylvain Gougeon 2017




Mommy where iz my tongue
-ah-
Ma langue enfourche le slang
Sermone et usque -à dos d'âne- sur l'inglish
Pierre Paule et Louise, Groulx Papineau
Nomina unum centum = cent un noms

Bill one ô one / bill one ô one
j'fornique avec le joual et le latin me réveille

la loi 101
Bill CI
Se prononce bil-tchi,

ce

Hiers, maintenow et demains


http://www.cshf.ca/fr/song/mommy-daddy/





dimanche 15 janvier 2017

Ici 24/7 365.


Ici 24/7 365.

"On ne sait pas à quel point nos proches seront affectés".

Les suicides et ceux qui continuent à vivre, après.
Noyade. Incendie.
Deux mots synonymes pour ceux qui restent.
././Entrer dans la noyade././, sortir de l'incendie././

Quand j'écrivais il y a quelques jours
 ...qu'il me manquerait des doigts pour compiler...

bin c'é ça kié ça.

J'avais 14 ans le premier suicidé. Overdose préparée.
16 ans, ma sœur d'adoption, elle souffrait de schizophrénie.
En 1996, Sylvain qui était mon meilleur ami de gars,
père d'un bel enfant de 4 ans.
Rechute de coke, après 8 ans tout clean.
Ensuite, il y a eu Dédé.
Silence novembre...
Puis Ève. Ma belle telle qu’Ève Cournoyer.

Cette 'inimaginable jachère brusque
m'a avalée dans la vallée en mode mute
 ./ poing barré
point barre ./
Me suis oustée dans un trécarré rêche, pas cultivable.
Des ans, tous les jours tout l'temps, des ans.

Et les autres...

Deuillir.
manger des racines de pissenlits.
perdre la foi d'la joie.
Avoir la nausée des mots,
Terrer la parole, perdre l'émerveillement.

C'est ça l'état de ceux qui restent.
Affectés du crâne au cœur, parfois jusqu'aux pieds.
Brisés bruyamment, à faire des jambes falaises
comme des flaques de glace
sur lesquelles on marche, pas solide.

Puis
Après, longtemps après, vient le redoux.

Et, encore ça recommence.

La vie est faite de rêche.
Indigestes à l'arrivée,
leurs Hara-qui-Rit-pu
nous façonnent à devenir Roc,
sur lequel
d'autres restés
pourront venir s'appuyer sur un courage gagné
par la force des proses

Patrice, mon petit-cousin a tenté itou
de faire Hara-qui-Rit-pu.
Bin oui, lui aussi,
en apprenant la nouvelle du crabe qui allait dévorer son père

Hier aux funérailles, lui ai dit : j'suis ici 24/7 365.

Noyade. Incendie.
Deux mots synonymes
pour ceux qui restent.

Entrer dans la noyade, sortir de l'incendie.

Avant, pendant que je pansais,
je pensais qu'il était préférable de cesser d'aimer
net frett sec

Maintenant presque pansée.
Sur mes gardes
J'checke mes réserves de gazE,
et reste attentiVe.

J'me protège des cortèges.
Le faut.
La faux me glace la bouche
jusqu'à la luette

Me protège mais veille et fais la garde,
suis sur la w-ouacth!:-)

 Prenez soin de votre tic-trac, le temps ne recule pas, il passe.

http://fondationdedefortin.com/
http://www.cpsquebec.ca/
http://suicideactionmontreal.org/
http://www.preventionsuicide.be/






mardi 20 décembre 2016

Ôde à la vie

GrRr

prose inspirée par le Manifeste Peuple Manifestant de Saez et d'un film magnifique qu'il a mis en ondes, cachée quelque part ;-) inspirée par un ami qui doute de -notre suite des choses-.

si tu savais comme je ne m'embête pas avec la désespérance. tous les petits pas comptent. ai vraiment retrouvé la fougue lors du printemps érable

heille ici au Québec 250 000 marcheurs, plein sourire, pas de hargne, ça stimule en titi mémére)

force foi fougue

précédée du printemps arabe et suivie des occupations s'objectant aux 1%
des richesses ogresses vs 99% mal réparties.

j'aime bcp ce qui ce passe, ô voui, même avisée de toutes les pas acceptables affaires : paradis fiscaux, pipelines, austérité, montée de l'intolérance.

pourquoi? parce que je ne me roule pas en boule démotivée.
j'signe sans saigner, j'lave mes yeux souvent mais prends la plume, le clavier,
le pas à pas

avec tous ceux qui foncent, dénoncent, sourient, créent.

nan, j'ne retiens pas mon souffle, ne hurle pas,
chante par moment sons de gorge et chants sacrés
hardrock punk métissés aux cHorales du Peuple

 ne pousse les autres à agir, j'invite simplement parfois.

n'ai pas d'attente.
 j'passe du tact au tact
du mutisme à l'action,
de la longue jachère au labourage ardu dans le sol gelé

puis, j'veille sous les cratères des lunes d'où et de mayday,
m'éteins, me mets en mute au rebondir
et disparais forte, des saisons durant.

hip hip hip oust hourra
j'ne meurs pas sous le point barre

même privée de lumière, j'sais lire l'albédo de la lune
et rider plissé serré en forme de sourires
la lumière que le soleil m'inspire.

ViVace et sauvage, ouaip,  j'me reconnais pleinement
dans ce film de Saez

thanx camarade en parallèle

ôde à la vie. ./



lundi 21 novembre 2016

Attouche un soupir


Une bataille fatiguée
Fronce
rides et veines
au bout de son poing délesté

Et cent flammes
Au creux de la paume

Sous froides lueurs
    joual, slang et français
punchent la feuille de temps
pour colorier les absences en rouge et ocre

Dans les dunes elle échappe des guerres
marche au ralentit avalant le sable par la bouche
née pour    traire   taire   faire   plaire
tout s’écarquille et se chamaille
car le chagrin est pénible à ramasser
    à la cuiller trouée

L'âme agitée, la tête cherche à se consoler
des   maux    verves   et compléments
Résilience en résidence
elle appelle la larme
qu'elle vienne lui laver les yeux.

Il y a ici et là qui traîne
un poème en gestation
dont elle ne veut pas s'occuper
un poème effronté,
    même pas encore vrai
Point ferme
nul risque de voir naître un ado insolent

Depuis huit ans assise au trécarré
elle prolonge la jachère,
affairée à se désunir des mots
attouche aujourd'hui le soupir qui soulage

samedi 27 septembre 2014

@nlouve Es-tu des nations qui sont en Amérique depuis plus de 10 000 ans?


il demande je réponds

Petite bête humaine de quel sang es-tu
De quel clan quelle tribu
Qui t'inspires, t'attire
Qui te souffle sur la face
Cette Force Foi Fougue
Qui t'habite depuis petite
De quelles odeurs viens-tu?
Pourquoi tout ce flair, cet instinct
Où Est ce que tu places tes accents toniques
Pourquoi tu mords dans le plan Nord
Que tu scandes, dessines et marche
Drette-là, à l'Ouest sur la Ligne 9

Pour qu’elle ne revire pas son flux
Ni ne noircisse notre fleuve, nos rivières
Je suis Rouge Montagne
Blanche comme le lys à l'hiver venu
Et belle et Bleue
Comme mon Pays nommé province

Pourquoi ces chants de tête
En soliste chez les catho
Et tous ces sons de gorge
Mouillés métissés mêlés
Que tu maries maintenant
Aux grands tambours avec rythme

Tu veux savoir qui forge encore ces verbes
Comment s'épele géographie
Comment s'écrit le nom de mes familles
Celles-là qui
Fabriquent toujours et encore
Moult souvenirs à raconter

Depuis 10 000 ans
Je préfère le troc et le potlatch
Et, depuis l'autre siècle
Trente-six foyers d'accueil
Deux fois adoptée
Milles paysages partagés
Deux précieux aïeux passeurs de langues et légendes
Une Mère, Terre.